vendredi 26 décembre 2008

Sur mon blog, j'écris ton nom Liberté !

Liberté … liberté ou « libre arbitre » ? Liberté et libertés …
Suis-je plus libre à la retraite qu’avant ?
Je ne m’étais pas posé cette question et ne cherchait donc pas de réponse, mais le jour où je suis sorti du bureau pour la dernière fois, après avoir fêté mon départ avec tous les collègues de l’établissement, j’ai subitement senti un relâchement général, je me suis senti allégé pas plus tard qu’après avoir fait 20 m dans la rue. Impression très forte et inattendue ! En analysant ceci par la suite, je me suis rendu compte que c’était le fait de ne plus avoir de patron qui en était la cause, et même si mon patron était le patron idéal dont on peut rêver, même dans ce cas là car on veut tellement lui faire plaisir que la contrainte est identique à celle d’avoir un patron autoritaire. Alors se dire « plus jamais un patron », à chaque seconde je peux choisir : par ici ou par là, ceci ou cela … quelle liberté !

Maintenant, mon libre arbitre peut s’exercer beaucoup plus largement, je n’ai plus rien à faire suite à la décision d’autrui.

Le mariage (et le choix d’une vie de famille, avec un travail régulier, une maison achetée à crédit …) limite-t-il ma liberté ? Après plus de trente ans de mariage, la réponse est « non » de toute évidence, alors que la réponse n’est pas forcément aussi limpide dans les premières années car il y a tellement à découvrir dans la vie devenue « à deux », puis « à trois » … Le fait que de nombreux « points » sont fixés dans ma vie augmente ma liberté : et oui, au lieu d’être confronté à un nombre très important de points encore incertains, et de ne pouvoir progresser selon mes objectifs car il faut les résoudre auparavant … Ancré dans la vie par le mariage et la famille, je peux m’épanouir selon mes désirs les plus chers. Certes les contraintes existent mais avec le temps elles ont simplifié mes désirs : je sais qu’il y a toute une série de choses que mes finances, mon âge, ma taille, mes forces, mes croyances … m’interdisent, mais depuis le temps que je le sais, mes désirs se sont focalisés dans toutes les brèches possibles, et mon imagination m’a permis d’aller beaucoup plus loin dans certaines directions que je ne l’aurais cru possible il y a 30 ans encore, et les pistes fermées l’étant depuis tellement longtemps qu’elles n’existent plus pour moi.
Sur un autre plan, le soixante-huitard que je suis a toujours joué de l’âge qui avance (et donc du sentiment de « je n’ai plus rien à perdre » qui grandit pareillement) pour « se » permettre « des libertés » dont il voit les jeunes se priver. Certaines sont anecdotiques mais témoignent de l’état d’esprit … par exemple prendre le plaisir de marcher pied nus au bureau ou de s’assoir par terre sur la moquette, là où il y a pas si longtemps, tailleurs ou cravates étaient de rigueur. Certes elles sont anecdotiques, mais elles vont inévitablement se prolonger dans l’imagination de solutions nouvelles jusqu’alors jugées impensables (l’innovation de rupture). Et là, c’est la constatation que certaines contraintes « inutiles » qui permettent leur dépassement : la liberté n’a progressé que par rapport aux contraintes existantes, on peut donc dire que les contraintes peuvent nous rendre libre. En tous cas, je le sens vraiment comme ça.

jeudi 18 décembre 2008

Le temps, le temps, le temps et rien d'autre ...

J'ai souvent entendu dire qu'à la retraite ou au chômage, un gros problème à assumer est le temps, notre rapport au temps.
Le temps est un repère permanent (pléonasme ?) dans la vie des hommes. Quand j'ai quitté mon emploi, la première question pratique à résoudre a été : "Quel nouvel agenda vais-je utiliser ? électronique et partagé, ou papier et solitaire ?". J'ai vite compris que seule la version solitaire avait un sens, et, ne pouvant me passer d'électronique, j'ai mis en oeuvre une version électronique que je n'ai partagé qu'avec moi ... c'est ça l'important, on est seul à partagé son temps car avec la famille, on vit ensemble, on n'a pas besoin de l'écrire sur du papier.
Ceci résolu, qu'y mettre, après avoir mis les 12 spectacles de l'abonnement annuel ?... RIEN ...
La gestion complexe du temps est devenue une gestion simple des tâches à faire, car sans véritable ancrage dans le temps, étant seul à plannifier !
J'ai maintenant compris la difficulté de vivre sans rendez-vous avec d'autres, dans un espace temps non structuré : et je repense au mot de Saint Paul ... ils sont "affairés sans rien faire" ... le temps passe ... mais sans moi ?

mercredi 17 décembre 2008

La quête du bonheur ...

Je viens encore d’entendre reparler de la quête du bonheur, véritable quête du Graal pour moi. « Quête », si on le recherche, c’est qu’on ne l’a pas ! Je suis persuadé que ceux qui recherchent le bonheur, ne savent pas au juste ce qu’ils recherchent, et donc probablement, n’atteindront jamais rien, la quête est inutile et ne débouchera pas avant la mort.
Wikipédia nous le définit ainsi : état durable de plénitude et de satisfaction
, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, l'inquiétude et le trouble sont absents
.
Deux de mes collègues me racontaient qu’ils rêvent ou ont rêvé de la retraite, temps où un certain bonheur semble possible si on a la santé, puisqu’on est seul à décider pour soi. L’un voulait faire le tour du monde en bateau (il navigue très souvent), mais il a réalisé qu’à la retraite il serait trop vieux pour cela. L’autre voulait s’installer en Bretagne, au bord de l’eau : à la retraite, il a fait l’expérience en « live » … mais en gardant ses arrières. Il est maintenant revenu chez lui, au milieu de ses enfants.

Mais qu’est-ce que le bonheur ? Je me garderai bien d’y répondre mais je donnerai « mes » pistes : Le bonheur recherché par l’homme n’est pas le bonheur voulu par Dieu pour l’homme. Le bonheur recherché par l’homme est souvent éphémère, court-terme, un peu égocentrique (et souvent à juste raison quand on s’est beaucoup « donné »), juste retrouver un équilibre un peu perdu … pas assez de navigation pour l’un, plus de Bretagne vivifiante pour l’autre. En lisant l’Evangile, je ne vois rien là du rêve de Dieu pour nous. Le rêve de Dieu pour nous c’est : « Je serais votre Dieu et vous seriez mon peuple », rêve souvent « rêvé » dans l’ancien Testament. Pour reconnaitre Dieu comme notre Dieu, et donc « être » de son Peuple, il suffit de suivre simplement ses commandements et en particulier le premier : « aimez-vous les uns les autres » (à ce propos, 138 dirigeants islamistes ont envoyé une lettre aux dirigeants chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes pour montrer la grande ressemblance de nos fois, et en particulier de ce commandement de l’amour du prochain, aussi clairement exprimé par le Coran que par notre Bible).

En ce qui me concerne, je me retrouve dans la situation du collègue navigateur : j’ai toujours imaginé qu’à la retraite, je ferai plus de caritatif, pour partager avec Dieu ce rêve … et bien non, le courage me manque pour m’y remettre. Je m’en excuse auprès de moi et attribuant cette perte de courage à ma santé, et il y a beaucoup de vrai là derrière … dans ce que je ressens.

Mais surtout pour moi, le bonheur n’est pas la première aspiration de l’homme, cette première aspiration est d’atteindre l’Absolu (chacun définit le sien), et pour cela il faut disposer de sa pleine liberté. Pourquoi je pense cela ? On a souvent vu des femmes et des hommes risquer leur vie pour la liberté. Avez-vous vu des femmes et des hommes la risquer pour le « bonheur » ?
Alors arrêtons de rechercher le bonheur … et recherchons l’Amour de Dieu que nous pourrons trouver dans l’Amour des hommes.

lundi 15 décembre 2008

Trop bientôt Noël

Pouquoi ne pas changer notre regard sur le sapin de Noël ?